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La guerre de 1940 (2) : La défaite : 10 mai - 25 juin

1990 - Armand Colin (réédition numérique FeniXX)

messages le soin de répondre aux péripéties d'un combat lointain. La dislocation de la 2e armée à Sedan n'est-elle pas révélatrice de l'optimisme irréfléchi de certains généraux, s'ajoutant à de lourdes erreurs tactiques? La ville n'était pas défendue, moins par manque de crédits que pour ne pas gêner la population. L'artillerie et l'aviation ne sont pas intervenues par ignorance de la position exacte de l'ennemi. Et que penser de l'allié plein de réserves que fut l'Angleterre? De l'étonnante conversation entre l'amiral français Abrial et le général anglais Alexander, qui s'efforçait de cacher les dispositions arrêtées depuis une semaine par les Anglais pour sortir du guêpier de Dunkerque? Dès lors les folles rumeurs, les fautes et les plans chimériques s'accumulent: la stupéfiante conception d'un "réduit breton"défendue par de Gaulle lui-même, la bataille sur deux fronts imposée à l'armée des Alpes, les erreurs du général Laure qui entraînent la capture de la majeure partie de la 8e armée, l'abandon du

matériel à l'ennemi faute de mesures prises à temps (ainsi le 20 juin près de Clermont-Ferrand les SS prennent 242 avions de chasse neufs qui attendaient leur hélice). Le 25 juin tout est consommé. La comparaison des pertes (120000 pour la France contre 45000 pour l'Allemagne) montre que des opérations offensives déclenchées avec une meilleure utilisation des moyens matériels peuvent être moins coûteuses que des batailles défensives. Elle condamne les hommes politiques et les généraux qui n'ont su ni prévoir ni ordonner. [Publisher's text]

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